L'Open CIO Summit s'est déroulé le 30 septembre 2010 dans le cadre de l'Open World Forum. Cet événement était dédié aux DSI, en partenariat avec le Cigref et CIO. Le Cigref y a présenté en avant-première une étude sur la perception de l'open-source.
La troisième édition de l'Open World Forum de l'industrie du logiciel libre s'est tenue à l'Eurosite George V, à Paris, les 30 septembre et 1er octobre 2010. L'un des parcours proposé aux participants s'adressait aux DSI sous le nom d'Open CIO Summit. Le Cigref y a présenté en avant-première les résultats de son étude « Maturité de l'Open-Source : d'une réalité perçue à une vérité vécue ». Cette étude débouchera sur un livre blanc qui sera publié le 14 octobre 2010, lors de l'Assemblée Générale du Cigref.
Le comité de programme de l'OpenCIO Summit était composé de Marie-Claude Poelman-Fargeot (DSI de Nature et Découvertes, Présidente de l'ANDSI), de Justin Ziegler (DSI de PriceMinister), de Jérôme Trollet (DSI de Safran Corporate) et de Jean-Séverin Lair (Sous-Directeur SI du Ministère de la Culture et de la Communication).
Lourdeur du propriétaire, agilité du Libre
René Kraft, DG délégué d'Informatique CDC (le GIE informatique du groupe de la Caisse des Dépôts et Consignations), a admis, en présentant les résultats du groupe de travail et de l'étude du Cigref sur l'Open-Source, que le logiciel libre était dans la vraie vie des entreprises depuis des années. Il a ainsi souligné que les entreprises y trouvaient des sources d'agilité, de souplesse et d'innovation. La couverture des besoins des entreprises était d'ailleurs de plus en plus grande par les logiciels libres. Le respect des standards, obligatoires dans les logiciels libres, permet l'agilité des SI. Et les grands donneurs d'ordres apprécient de disposer d'une vraie alternatives aux éditeurs traditionnels avec lesquels les relations sont régulièrement tendues. « Les audits de conformité imposés par les éditeurs imposent une gestion des licences de plus en plus lourde et nous amènent à mettre en place un véritable système de péage » a ainsi dénoncé René Kraft.
La relation DSI/métiers étant de moins en moins en mode guichet mais de plus en plus sous forme de collaboration itérative, l'agilité des logiciels libres, sans coût de licence initial, est particulièrement appréciée.
« Jadis, il fallait convaincre de la pertinence de l'open-source ; aujourd'hui, il faut justifier que l'on ne l'utilise pas dans certains domaines où la référence est désormais en logiciels libres » a souligné René Kraft.