Le Monde Informatique (groupe IT-News-Info, comme CIO France) a interrogé Massimo Spada sur le déploiement de Microsoft Office 2010/Office Live sur 60 000 postes chez Alstom. Le DSI de l'entreprise détaille les raisons de ce choix.
LMI : Comment va se dérouler le déploiement de cette solution ?
M.S. : Un pilote d'une centaine d'utilisateurs va être mis en place en août, puis si tout se passe comme prévu, nous allons entamer une migration d'une durée de douze mois à partir de septembre, soit environ 5000 ou 6000 utilisateurs par mois. Par contre, il faut préciser qu'Alstom Grid, que nous venons d'acquérir, n'est pas comprise dans ce contrat, mais que cette division sera elle aussi migrée, à terme, sur la plateforme Microsoft, afin d'avoir un parc informatique totalement unifié et compatible nativement. Une cohérence dans notre système informatique en somme.
LMI : Au final, quels étaient les avantages de Microsoft par rapport à la concurrence ?
M.S. : Leur solution nous permettait d'optimiser nos coûts, il y avait une réelle opportunité économique dans ce contrat. Mais il y avait aussi une forme de sécurité, d'assurance. Nous nous sommes dit que Microsoft était le choix le plus approprié, ils ont fait preuve d'une bonne flexibilité, ils étaient rassurants et leurs outils simples à mettre en place. La suite Office, tout le monde l'a chez soi quasiment, les utilisateurs sont familiers de son fonctionnement, de ses usages, donc nos salariés ne risquaient pas d'être, de même, trop perdus, ou de devoir se réhabituer à un système complètement nouveau. La modification du système informatique et l'intégration d'outils collaboratifs par cloud ont été plutôt bien perçues par le management et les utilisateurs. J'en reviens à cette idée de rupture, de sentiment d'innovation pour l'ensemble de l'entreprise, sans bouleverser les usages.
Massimo Spada , 52 ans, diplômé en ingénierie électronique au Politecnico de Milan (1983), a entamé son parcours chez IBM à Milan, travaillant sur les méthodes logistiques. Il rejoint en 1986 la filiale italienne de Merlin Gerin, où il occupe diverses fonctions de responsable logistique et industriel. Nommé en 1992 vice-président industriel, logistique et systèmes d'information de Schneider Italie, il est muté en France en 1997 au poste de directeur des systèmes d'information du groupe à Paris, fonction qu'il occupe ensuite de 2001 à 2005 chez Fiat. C'est alors qu'il est recruté par Alcan Packaging France en qualité de vice-président en charge des technologies de l'information. En 2007, il devient DSI chez Alstom, à Paris, où il mène un projet de réorganisation des systèmes d'information.