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Licencing SAP : SUGEN et USF étudient le Centre de Transparence

Licencing SAP : SUGEN et USF étudient le Centre de Transparence
Gianmaria Perancin, président du SUGEN et vice-président relations internationales de l'USF, est en première position pour juger de l'efficacité du Centre de transparence sur les licences proposé par SAP. (Crédit : D.R.)

Les modalités de mise en place du Licensing Transparency Center de SAP « sont laissées à la discrétion de chaque club utilisateur », expose Gianmaria Perancin, le président du réseau SUGEN qui réunit les responsables des clubs au niveau mondial. En France, l'USF attend les retours des clubs déjà engagés dans la démarche pour en évaluer l'intérêt et les risques potentiels.

La semaine dernière, une initiative de SAP visant à éclaircir la question des accès indirects à ses logiciels a été présentée outre-Manche par le UK & Ireland User Group, club des utilisateurs britanniques et irlandais de l'éditeur de solutions d'entreprise. Sous le nom de centre de transparence sur les licences (Licensing Transparency Center), il s'agit de permettre aux clients de SAP de présenter à ce dernier, de façon anonyme, des cas d'usage et des scénarios d'utilisation liés à des accès indirects de ses logiciels et de recevoir en retour des réponses précises sur la facturation de ces accès. Cette approche est pilotée par le réseau SUGEN, qui réunit au niveau mondial les responsables des différents clubs utilisateurs de SAP. Quelques jours avant les clients britanniques et irlandais, le SAUG, club des utilisateurs australiens de l'éditeur, avait déjà présenté ce dispositif à ses propres membres.

En France, l'USF, l'association des utilisateurs francophones de SAP, a récemment tenu sa Convention annuelle, à Lille, les 4 et 5 octobre dernier. Si la problématique question des accès indirects a été commentée, notamment lors de la conférence de presse, il était visiblement trop tôt pour évoquer le Centre de transparence sur les licences. Interrogé par la rédaction de LMI sur cette initiative, Claude Molly-Mitton, président de l'USF, nous a néanmoins confirmé que le club étudiait la question. « Nous allons observer de près ce sujet à travers le SUGEN (qui, je le rappelle, est présidé par le Vice-président international de l'USF) et les deux ou trois clubs pionniers qui ont décidé d'aller vers cette démarche », nous a-t-il répondu. « Nous déciderons ultérieurement de la position de l'USF sur ce sujet, au vu de ces premiers retours. La démarche paraît aller dans le bon sens et être intéressante, mais il convient de prendre le temps de clarifier le sujet et d'en évaluer l'intérêt, mais aussi les risques réels ou potentiels pour les clients. »

Des réponses génériques sur des cas de licensing fréquents

Des précisions nous ont également été apportées du côté du réseau SUGEN, présidé par Gianmaria Perancin, vice-président de l'USF pour les relations internationales. Concernant l'accès à cette initiative, « la décision et les modalités de mise en place sont laissées à la discrétion de chaque club utilisateur », nous a-t-il exposé par email. « Les expériences des clubs en Australie, UK/Irlande et Pays-Bas seront observées de près par le SUGEN, pour comprendre si une généralisation est possible et comment ». Poser des questions de façon anonyme permettra-t-il à l'éditeur de répondre de façon suffisamment détaillée ? « Le fait de poser des questions « anonymes » revient, dans les faits, à exposer à SAP des questions sur des cas de licensing plutôt fréquents, génériques, sur lesquels les adhérents ont des doutes », nous a indiqué Gianmaria Perancin en citant en exemple le club hollandais. Celui-ci « a récemment posé une question sur l'augmentation de Sales & Service Orders dans la Price List d'Avril 2017, et le Trust Center a donné une réponse argumentée ».

Les clients ne risquent-ils pas d'être facilement identifiés à travers leurs questions, notamment si ces dernières sont traitées par les équipes déjà chargées des audits ? Par ailleurs, les réponses seront-elles faites en français.  « A ce jour, les Trust Centers échangent généralement en Anglais », nous a rappelé Gianmaria Perancin en assurant que le SUGEN veillerait « à ce que l'anonymat soit amplement respecté ».

Un service qui devrait rester gratuit en mode étude pour devis

Les réponses faites par l'éditeur seront-elles opposables en cas d'audit ? « SAP a toujours affirmé vouloir respecter le contenu d'un échange écrit : le SUGEN s'attend à ce que les réponses des Trust Centers s'inscrivent dans cette logique et nous signalerons à SAP tout problème à ce sujet », nous a indiqué le président du SUGEN.  Enfin, le service sera-t-il absolument gratuit, même en mode étude pour devis dans une entreprise qui accepte de dire qui elle est en amont d'un projet ? « SAP n'a jamais parlé de coûts pour ce service, donc nous l'entendons gratuit », souligne Gianmaria Perancin. « Quant aux études pour devis, c'est une recommandation que plusieurs clubs donnent à leurs adhérents : elle est gratuite à ce jour et devrait le rester... en cohérence avec l'esprit SAP d'"empathie vers les clients !" »

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