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Les données se perdent encore de nos jours

Les données se perdent encore de nos jours


Edition du 07/05/2008 - par Yves Grandmontagne

Toutes les données actuelles sont créées et stockées sur un système informatique. La virtualisation de l'information a permis des progrès dans tous les domaines de l'exploitation des données, sauf celui de leur pérennité. Peu - pas ! - d'utilisateurs informatiques peuvent prétendre n'avoir jamais perdu de données, ne serait-ce qu'un fichier en cours d'édition.


Outre le paramètre durée, la qualité de la récupération est variable elle aussi. Lors d'effacement de fichiers, les systèmes de type Windows ne modifient que des entrées dans les structures, sans altérer les blocs de données eux-mêmes. Par contre d'autres systèmes, en particulier Unix et Linux, altèrent plus profondément les structures voire les blocs de données lors de l'effacement. Il s'ensuit que les récupérations de données sont plus souvent possibles sur les systèmes Windows que sur ces systèmes.

Lorsque les structures de données sont fortement altérées, il devient difficile de récupérer les fichiers complets, leurs noms, etc. Ce travail se concentrera alors sur les blocs de données plutôt que les structures de fichiers. On peut tenter d'identifier les types et emplacements des fichiers en balayant les blocs du disque dur.

Les méthodes couramment utilisées sont la recherche des signatures de fichiers. Il s'agit de chaines hexadécimales écrites à un offset donné dans un secteur de données. Ils permettent d'identifier la nature d'un secteur de donnée ou d'un fichier de donnée (par exemple d0 cf 11 e0 a1 b1 1a e1, offset 0 pour certains fichiers Word). Une fois les signatures identifiées, on pourra tenter de reconstituer la structure de fichiers, ou les fichiers eux-mêmes.

Le résultat sera de qualité moyenne car l'absence de structure signifie l'absence d'informations telles noms et adresses des secteurs constituant le fichier (où le fichier se termine-t-il ? Comporte-t-il un seul ou plusieurs segments de données ?). La reconstruction à partir des signatures n'est acceptable que sur des disques peu fragmentés, et le plus souvent avec des fichiers de petite taille.

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Point de vue de Paul Dujancourt Directeur Général Kroll Ontrack France

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