Les organisations privées et publiques ayant un rôle stratégique au niveau national peuvent se voir forcées d'appliquer des directives nationales de sécurité. Celles-ci ont des impacts sur l'informatique. Et ce n'est pas toujours simple de les appliquer...
Il y a cependant un léger problème avec ces DNS : elles sont classifiées. Pour Sylvain Thiry, « il n'est pas simple d'organiser le travail sans donner à ses collaborateurs les tenants et aboutissants. Et les habilitations, qui mettent de 4 à 6 mois à être délivrées, ne concernent que ce qui est strictement nécessaire au regard de sa fonction. »
Un effet secondaire, c'est que personne dans le grand public ou parmi les professionnels ne sait exactement quelles entreprises ou organisations sont concernées, sauf les responsables de celles-ci, et quelles sont les consignes données (puisqu'elles sont classifiées), même vaguement. Les DNS ne peuvent donc pas servir de référentiel ou de bonnes pratiques qui pourraient être appliquées volontairement par d'autres structures.
Pour Pierre Lasbordes, « les DNS, comme les certifications ISO, apportent un plus aux organisations qui les appliquent. Ce ne sont pas que des contraintes. »
Il ne reste pas moins que seuls 10% de l'objectif est aujourd'hui atteint en terme d'identification des opérateurs et des risques ainsi que de conception des DNS. Les prochaines Assises de la Sécurité y seront largement consacrées et un travail en commun avec le Cigref est prévu sur plusieurs années.