Un sondage du Ceisar révèle que si une majorité de décideurs IT prônent les bonnes pratiques, ceux qui les mettent réellement en place sont bien moins nombreux.
Lors de la présentation de ses derniers travaux de recherche, le CEISAR a soumis au public présent (DSI, architectes et consultants) un sondage en direct sur les principes et usages pratiqués au sein des entreprises. 140 personnes ont été interrogées sur les méthodes les plus efficaces et les mises en pratique réelles. Si la grande majorité prône les bonnes pratiques, dans les faits il reste encore un long chemin à parcourir.
57% des sondés estiment que la part des solutions évolutives croît aux dépens des solutions de commodités, de plus ils s'accordent largement sur le fait que l'approche contractuelle est inadaptée à ces nouvelles solutions (80% des répondants).
Le CEISAR analyse deux types de Solutions, les solutions dites de commodités et les solutions évolutives. Les solutions de commodités sont caractérisées par leur caractère prévisible (dont les besoins peuvent être définis en amont). On note, en effet, que toutes les entreprises ont informatisé ces domaines, notamment la paye, la comptabilité, la facturation...
En revanche, les DSI sont également confrontés à la gestion des solutions pour lesquelles il n'est pas possible de prédéfinir les besoins, appelées solutions évolutives. Par exemple, dans le domaine des ressources humaines, il est possible de définir les besoins d'une paye, mais il est difficile de planifier tous les besoins d'un processus de recrutement.
Si l'approche contractuelle est parfaitement adaptée aux solutions de commodités, elle est difficilement applicable aux solutions évolutives. En effet, par définition l'approche contractuelle est caractérisée par la définition des besoins avant la mise en oeuvre du projet. Pour mettre en place les solutions évolutives, il est impératif de livrer des versions successives de la solution (appelée approche coopérative). Dans ce cas les besoins de la solution ne peuvent être définis au préalable, car le nombre de variables est bien trop élevé.