Une étude conjointe Management Research Group / Oasys Consultants révèle les particularités du modèle français de management.
Les managers français ont des attitudes très différentes de leurs homologues des autres pays. Et les stéréotypes sont loin d'être vérifiés, selon une étude conjointe Management Research Group / Oasys Consultants.
Le style français est à la fois passionné et directif, avec une dimension collective qui ne correspond pas à l'image d'individualisme des Français dans le monde.
Il se distingue donc du style allemand, qui repose sur la raison, l'expertise, l'analyse approfondie des problèmes avant une prise de décision justifiée.
Les managers français se révèlent également beaucoup moins individualistes que les Néerlandais, prompts à mettre en cause l'organisation et la hiérarchie. Ces derniers sont attachés à une délégation forte, sans contrôle strict. Au contraire, les Français sont nettement plus directifs et attachés à la hiérarchie, à l'organisation.
L'étude des pratiques managériales repose sur cinq grandes familles de critères : création de la vision, développement de l'adhésion, mise en oeuvre de l'adhésion, le suivi des actions des subordonnés, la méthodologie d'obtention des résultats et le mode de fonctionnement en équipe.
Selon Oasys Consultants, la prise en compte des différences entre les modes de management dans chaque pays est une nécessité lorsque l'on doit diriger une équipe pluriculturelle.
Fiche technique de l'étude
L'étude « A global study of cross-country differences in leadership practices » (étude globale des différences entre les pratiques de managements dans différents pays) a été réalisée par le Management Research Group en association avec Oasys Consultants.
L'étude a duré dix ans et s'est basé sur l'interrogation par questionnaire auto-administré de 50 364 dirigeants (dont 2478 en France) dans 20 pays (Australie, Belgique, Canada, Chine, Danemark, France, Allemagne, Irlande, Italie, Mexique, Pays-Bas, Nouvelle Zélande, Espagne, Afrique du Sud, Suède, Suisse, Singapour, Turquie, Royaume Uni, Etats-Unis), une trentaine de secteurs industriels et environ 6000 organisations.