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La CNAF transforme son SI en délais contraintsEdition du 09/07/2010 - par Serge Leblal La Cnaf, qui calcule et verse 67 milliards d'euros de prestations sociales par an, a profondément revu son système d'informations pour répondre à de nouveaux défis.
Ancien DSI de la Caisse Nationale des Allocations Familiales (CNAF), Gérard Russeil, aujourd'hui chez Chorégie (un GIE de mutuelles), a eu pour délicate mission de piloter la transformation de la vieille maison en charge du calcul des droits et du versement des prestations sociales à destination des 11 millions d'allocataires et des 33 millions de bénéficiaires (1 allocataire = 1 famille et 1 dossier). En 2009, 67 milliards d'euros ont ainsi été versés par les services de la CNAF. Parmi les derniers chantiers, la mise en oeuvre du projet phare du Martin Hirsch, l'ancien Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, le RSA. « On connaissait le projet et on avait une date butoir pour calculer et verser les allocations. Il s'agissait d'un gros changement par rapport au RMI. La prestation touche un public plus large avec notamment le versement d'une allocation complémentaire à une activité salariée qui varie en fonction des ressources », précise l'ancien DSI. Le dispositif est assez complexe et concerne des personnes dans des situations sensibles. Le moindre retard aurait en effet entrainé des débuts de mois difficiles dans certains foyers. « Nous avons effectué le travail en moins de six mois pour tenir les délais avec les Conseils Généraux. » La CNAF est l'opérateur de paiements des droits aux bénéficiaires, le dialogue est donc permanent avec Pôle Emploi et les Conseils Généraux. « Nous devons nous mettre à la disposition de nos partenaires pour assurer les traitements et les paiements des prestations ». Dernière demande émanant du gouvernement, la suppression des allocations familiales en cas de manquement aux responsabilités familiales. « Il a fallu répondre rapidement à cette demande. Nous étions un peu time to market », précise Gérard Russeil.
Un mainframe Bull unique pour consolider 5 centres de production à Bordeaux Avec le concours de Bull, la Cnaf travaillait depuis plusieurs mois sur la consolidation de ses centres de production exploitant son moteur Cristal. Il s'agit du coeur de la Cnaf qui assure le calcul et les versements des prestations légales, des minima sociaux et des aides sociales. Fin juin, 5 datacenters reposant sur des solutions Bull - les 3 autres utilisent des systèmes IBM - ont été concentrés à Bordeaux pour assurer le fonctionnement de l'application Cristal qui assure le calcul des droits des 33 millions de bénéficiaires. Douze machines novascale Helios 3 (2 systèmes avec 8 puces Itanium Montecito pour 5 centres de production et un autre d'étude et de développement) sont ainsi consolidées sur un gcos 9010 avec douze partitions de production avec 12 processeurs Itanium (et une treizième en réserve), une boîte noire Linux pour les entrées/sorties et des serveurs Xeon 7500 pour la partie base de données PostgreSQL qui a remplacé la solution RFM2 de Bull en 2009. Gérard Russeil, ancien DSI de la CNAF précise à cette occasion avoir « choisi le serveur novascale gcos 9010 pour répondre aux exigences de performances, de continuité de service et d'ouverture de notre système d'information. Son architecture conçue par Bull (...) répond à nos attentes. Les tests engagés depuis plusieurs mois ont montré un niveau de performance en transactionnel et batch associés à la nouvelle base de données PostgreSQL qui nous permet d'aborder avec confiance un programme de concentration de plusieurs centres de production sur un seul datacenter ».
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