L'infrastructure serveurs dans le brouillard plutôt que dans le nuage
Edition du 17/06/2010 - par
Selon une étude Jemm Research, les entreprises maîtrisent peu leur parc de serveurs.
Les entreprises possèdent un parc de serveurs complexe, peu connu et donc peu maîtrisé, selon une étude menée par le cabinet Jemm Research. Cependant, les environnements se standardisent autour du monde Windows d'une part et d'Unix d'autre part. La règle est donc de choisir des technologies maîtrisées voire banalisées. L'industrialisation fait donc ses premiers pas mais reste très perfectible.
Cette industrialisation passera par la consolidation et la virtualisation. Les entreprises semblent sensibles au discours des fournisseurs prônant le renouvellement des matériels, notamment pour bénéficier d'une plus grande puissance avec une moindre consommation électrique.
Plus de la moitié des entreprises ne recourent qu'à un seul fournisseur, moins d'un tiers à deux, le solde à trois et plus. HP est en tête pour le parc installé (avec 44% des répondants), devant IBM (28%), Dell et Suun étant ex-aequo avec 14%.
Lorsque l'entreprise utilise un Unix, c'est en général celui préféré par le fournisseur du serveur (HP-UX pour HP, AIX pour IBM, Solaris pour Sun...). Ainsi, si Windows est présent dans plus de 60% des entreprises et les Unix dans environ la moitié, Linux est loin derrière avec un peu plus de 20%. Les répondants attendent de leur environnement la présence d'indicateurs de performance et, bien sûr, de la performance, de la sécurité, de la fiabilité et une grande facilité d'administration.
Ayant déjà séduit plus de la moitié des entreprises, la virtualisation se développe mais les entreprises sont en train de, encore, ré-attribuer les budgets formation de l'administration des systèmes Unix/Windows vers la virtualisation.
A propos de l'étude
Jemm Research a effectué son étude dans le cadre de la communauté Infrastructure Intelligente que le cabinet anime avec le parrainage d'IBM. Le cabinet indique : « L'objectif de cette communauté est de mettre en place une structure d'échange, un espace de discussion ouvert, de partage de bonnes pratiques et d'expériences. La communauté est alimentée au fil de l'eau par les réflexions de ses membres, leurs retours d'expériences, leurs questions ainsi que par les commentaires des experts et les observations d'analystes. »
Sur une base représentative de 600 personnes, 30 ont répondu à un questionnaire. Ces premiers retours ont été complétés par des entretiens qualitatifs en face à face.