Lors de la conférence « Vers un intranet plus interactif et participatif » du salon de l'intranet et du travail collaboratif qui se tenait les 12 et 13 mai, les intervenants présentaient les nouvelles possibilités du travail collaboratif. Ils donnaient aussi des pistes pour faciliter son adoption et se prémunir de ses inconvénients.
Aujourd'hui, les grosses entreprises produisent beaucoup de contenus. Quant aux petites, elles en produisent peu, mais en consomment beaucoup. A cela s'ajoute le nombre toujours grandissant d'outils et de fonctionnalités proposées pour le travail collaboratif et que l'on peut retrouver sur un extranet. Ces nombreuses ressources sont autant de nouveaux avantages proposés aux employés, mais ceux-ci risquent de s'y perdre, et au final de les abandonner. Selon une étude Forester récente, une entreprise dispose en moyenne de 12 outils collaboratifs, et plus il y en a, plus les gens reviennent au mails et au téléphone.
Les personnes sont le moteur de l'entreprise
Plusieurs solutions existent alors pour faciliter l'adoption de ces nouveaux outils. D'abord, il s'agit de se recentrer non plus sur les ressources, mais sur les utilisateurs. Karim Manar, Sharepoint Product Manager chez Microsoft France, explique : « Avant, l'information était l'élan de l'entreprise, maintenant ce sont les personnes. 10 livres blancs et 100 pages de document, c'est ingérable. Mais si ils sont du même auteur, c'est un expert. ».
Profiling puis personnalisation
Eric Mathieu, Directeur Technique chez Portaneo (portails d'entreprises personnalisables), considère qu'il faut amener sur le même écran l'ensemble des ressources qui seront nécessaire à un utilisateur : « le rôle du DSI est de propose un intranet personnalisé qui correspond aux compétences de l'utilisateur, et qui rassemble ses outils. » C'est ce qu'il appelle le profiling. Dans un second temps, c'est à l'utilisateur d'adapter l'interface à ses besoins plus spécifiques, ce qu'il appelle personnalisation.