Avec l'émergence du Cloud Computing, la question de la protection des données s'intensifie. Les entreprises perdant la maîtrise de leurs données en interne, le CIL (Correspondant informatique et libertés), se voit placé en première ligne afin de vérifier la conformité de ces nouvelles offres.
Le CIL (Correspondant Informatique et Libertés) devient une fonction clé de l'entreprise lorsque celle-ci décide de passer au Cloud Computing. C'est un des enseignements majeurs d'une conférence organisée par EuroCloud, le mardi 20 avril à la CCI de Paris. Elle aura vu l'intervention de Bruno Rasle, directeur général de l'AFCDP (Association Française des Correspondants aux Données Personnelles), et de Sylvain Lebarbier, CIL à la mutuelle AG2R. L'évènement aura également été l'occasion de rappeler les missions du CIL dans l'entreprise, un poste qui n'est manifestement pas de tout repos.
Le développement du Cloud externe implique effectivement que les entreprises ne stockent plus l'ensemble de leurs données sur leurs propres serveurs mais s'en remettent à un prestataire. Les données peuvent ainsi être délocalisées dans un autre pays, voire hors de la Communauté Européenne. Déjà, les utilisateurs sont réticents lorsqu'il s'agit de transférer leurs données à un prestataire, en outre la CNIL (Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés) dispose de sérieux garde-fous juridiques sur ce sujet.
Bruno Rasle, Directeur Général de l'AFCDP « la CNIL a gagné en pouvoir de contrôle et l'on ne peut s'y opposer »
Afin que l'usage du Cloud par l'entreprise ne soit pas synonyme de mauvaise utilisation de ces données, le CIL a pour mission de vérifier la conformité réglementaire des usages du Cloud et d'en limiter le risque juridique. Le CIL doit tâcher de faire respecter la réglementation établie par la loi informatique et libertés réformée en 2004, dont la CNIL vérifie l'application. Car en cas de non respect, l'entreprise est passible de sanctions financières ou peut voir son système de traitement de données suspendu. Comme le précise Bruno Rasle « la CNIL a gagné en pouvoir de contrôle et l'on ne peut s'y opposer ».
Selon la CNIL, il revient au CIL de déployer des mesures de protection appropriées, même si le risque pénal est porté par ...
Photo : Sylvain Lebarbier, CIL à la mutuelle AG2R, lors de la conférence Eurocloud le 20 avril 2010